Des nœuds dans mon fil

dimanche 28 mai 2017

Résultats de l'agenda ironique de mai

L'applaudimètre a rendu son verdict, sonnez trompettes, résonnez tambourins, Marianne Slavan et moi avons l'immense honneur de vous faire part, à grand renfort de micro, des quatre vainqueurs ex-aequo qui se sont dégagés des votes, précédés de peu par l'oratorio d'Alphonsine.

Bravi donc à :

"Anaphrases musiquées ou musiques anaphrasées" de Valentyne de "La jument verte".

"Quelques notes d'antan" de La Licorne de Filigrane.

"Lucie m'dit, chanson peut-être possible alors ?" de Anne de "Anne Louvain la Neuve".

 "Serait-ce possible alors ?" de Dodo du "Carnet paresseux".

 "Oratorio capillorum sectorum" d'Alphonsine "des noeuds dans mon fil".



L'agenda ironique qui nous a fait la joie de s'installer en fredonnant chez nous durant tout un mois, va à présent fermer ses pages, prendre son élan et parcourir une distance virtuelle, digne de la téléportation, qui lui permettra d'atterrir sur le bureau de "Narines de crayons" où il prendra ses aises durant le mois de juin !


dimanche 21 mai 2017

L'agenda ironique musical de mai, applaudimètre ouvert

Le mois de mai va bientôt s'achever, et avec lui notre magnifique concert. Marianne et moi avons réuni 16 textes sur le thème de la musique.

Notre concert se termine ici. S'il a été particulièrement réussi, c'est que vous, le public, avez su lui faire bon accueil. Comme pour tout spectacle de qualité, on applaudit, on bisse, on bise, on envoie des fleurs et des chocolats, puis on scande de ses mains les meilleurs musiciens.

Il vous reste donc à voter pour les trois textes qui ont été les plus, les mieux, les moins, les... enfin, ceux pour qui vous avez envie de voter. Voici la liste :



2. "Rengaine Audonienne" de Marianne Slavan des "Heures dilettantes". 


4. "Quelques notes d'antan" de La Licorne de Filigrane.


8. "Dernière ligne droite" de Marianne Slavan des "Heures dilettantes". Et puis, pour la traduction "Cliquer ICI".



Après avoir fait ce choix douloureux, parce que dans tout choix il y a un renoncement, nous pourrons, en date du dimanche 28 mai, proclamer le vainqueur de l'agenda ironique musical de Mai. Nous l'applaudirons une dernière fois avant qu'il ne disparaisse dans les coulisses.







Une deuxième vote va désigner le prochain chef d'orchestre, celui du mois de juin. Nous avons perdu "Narines de crayons" et "Frog" début mai. Quatre dirigeants pour une seule partition était bien compliqué à gérer. Si elles veulent, l'une ou l'autre, l'une et l'autre, l'une sans l'autre reprendre la baguette de sourcier pour le mois de juin, nous serions assurés de pouvoir nous abreuver avant de nous lancer vers le nouveau défi.

En tout état de cause, nous restons dans une démocratie, donc nous votons. Ensuite Marianne et moi déciderons de ce que nous ferons, puisque nous sommes encore et toujours cheffes jusqu'à ce que mois s'en suive !







lundi 15 mai 2017

Agenda ironique, le 20 mai approche

Chers concurrents réels ou potentiels, 
Chers amis qui voudraient concourir mais qui n'osent pas franchir le pas,
Chers lecteurs qui ignorent pouvoir devenir un concurrent de valeur,

Il vous reste très exactement une semaine ou même seulement 6 jours pour participer à l'agenda ironique de mai, cet agenda ironique musical qui vous entraînera dans une danse endiablée grâce à la musique qui émane des textes proposés. 

Pour les nouveaux, les règles sont simples. Pour les anciens, les règles sont les mêmes. Il s'agit d'écrire un texte quelconque en faisant semblant de suivre les consignes données ICI. Puis de le publier sur votre blog et d'insérer le lien LA ou LA. Au choix. Ou encore au bas de cet article. 

L'enjeu est énorme, puisque vous risquez d'avoir des exclamations de louange dans votre commentaire. Ensuite, votre texte sera proposé dans un tableau de vote. Tout un chacun pourra voter pour le texte qui lui aura apporté le plus de bonheur ou de sentiments partagés, ou encore selon un critère qu'il sera seul à définir. Un deuxième tableau de vote permettra de choisir le prochain gentil organisateur de l'agenda ironique de Juin, mais le vote ne servira à rien puisque ce sera "Narines de crayons" qui sera de service. Mais c'est la loi de la démocratie : "Votez, nous n'en ferons qu'à notre tête". 

Donc, rien de bouleversant, rien d'effrayant non plus. Ecrivez, affirmez que vous avez pu vous laisser porter par les sons émis par Carla Bruni dans "Quelqu'un m'a dit" et participez.

Vous avez jusqu'à samedi minuit pour devenir des bloggeurs courageux. Et pour les lecteurs qui souhaitent rester anonymes ou qui n'ont pas de blog, il est toujours possible de me transmettre votre texte que je publierai sous votre anonymat.

A vos claviers !


samedi 13 mai 2017

Où es-tu Chantal ?

Où te caches-tu donc Chantal ? Pourquoi ne réponds-tu pas ? Ose dire "oui", ne crains pas de dire "non", dis "oui" ou "non", mais dis quelque chose. Ton silence est absolument insupportable. Comment peut-on vivre encore sans avoir ta réponse ?

Imagine un seul instant ce que celui qui t'aime a déployé comme preuve d'amour : il a commencé par économiser centime par centime, puis a emporté dans sa poche sa grosse tirelire remplie de piécettes. A la suite de quoi il a enfourché son vélomoteur pour se rendre à ses risques et périls au rayon bricolage d'un grand magasin pour y faire l'acquisition d'un énorme pot de peinture rose (peinture indélébile pour béton) et d'un gros, gros pinceau (le plus gros du magasin). 

Sans penser un seul instant à lui, notre téméraire aventurier dans un acte irréfléchi, s'est remis en selle, tenant le pot de peinture d'une main, le pinceau de l'autre. Puis, aussi courageux qu'intrépide, dans un équilibre instable, il a roulé jusqu'au pont, menaçant à tout moment de verser dans le fossé. Il a garé son destrier dans le fourré attenant, s'y est installé pour y attendre la nuit, penser à toi, et regretter de n'avoir pas eu la présence d'esprit d'emporter son goûter.

La nuit étant suffisamment avancée, il a traîné son pot de peinture et son pinceau jusqu'au milieu du pont. Là, il s'est souvenu qu'il avait oublié d'acheter un tournevis pour ouvrir son pot. Sans faillir un seul instant, il a arraché le garde-boue de sa pétrolette, l'a introduit entre le couvercle et le pot pour que celui-ci laisse enfin apparaître son contenu.

A l'aide du gros pinceau, il a remué la peinture pour la rendre lisse et belle, puis il s'est dangereusement penché sur le parapet pour y écrire à l'envers avec des grosses lettres parfaitement lisibles de l'autoroute cette question qu'il n'ose te poser directement et pour laquelle il attend une réponse depuis dix jours déjà :



"Chantal, veux-tu m'épouser ?"


Je t'en prie, Chantal, réponds-lui, ne tarde plus...


jeudi 11 mai 2017

Oratorio capillorum sectorum* (pour l'agenda ironique de mai)



Ce magnifique oratorio a été composé pour trois femmes, Béatrix (soprano coloratur), Adriana (mezzo), les clientes et Fabiola (alto), la coiffeuse.

1. Allegro

Béatrix entre chez le coiffeur. Elle demande une jolie coupe de cheveux afin qu’elle soit prête pour un rendez-vous galant. Fabiola la félicite et entonne un aria « Il était une fois nous deux ». Béatrix se joint à elle, c’est un duo très gai, plein de grâce, de légèreté et de vivacité.

2. Andantino

Adriana, cliente qui attend son tour, murmure en sourdine « Il était une fois nous deux », elle dit son regret parce que personne ne l’attend. Dans un immense lamentato qui se déploie en un crescendo très lent, elle dit sa souffrance parce que son mari est mort en voulant rendre service, qu’à présent elle est seule, qu’elle ne compte plus pour personne et qu’elle a dû dire adieu aux belles promenades qu’ils faisaient ensemble dans « Le jardin du Luxembourg ».

Fabiola intervient dans ce triste chant pour raconter que son mari s’est pris la vie la veille de Noël, que depuis rien n’est comme avant et qu’elle vit mal sa nouvelle condition de veuve. Elle chante d’une voix presque rauque dans un doux crescendo. La mezzo vient la soutenir de toute sa souffrance, elle laisse passer une émotion indescriptible. La voix de soprano flotte ensuite sur les autres. D’une voix pure et souvent dissonante, elle fait ressortir la tristesse éperdue de la situation. Dans ce trio larmoyant, les trois femmes pleurent les souffrances des deux veuves.

3. Allegro

Ce mouvement débute doucement par la voix de soprano : Béatrix propose de donner son numéro de téléphone à Adriana et à Fabiola en leur enjoignant de l’appeler, le jour ou la nuit, au moment où leur chagrin se sera fait trop présent. Elle les assure qu’elle sera toujours disponible pour les écouter. « Ca va pas changer le monde », mais ça va vous faire du bien.

Fabiola remercie et propose à son tour à Adriana de l’accompagner dans ses promenades et d’aller « siffler sur la colline ». Adriana ne se sent plus de joie et se joint à l’action de grâce qui s’élève. Cette fantaisie se chante avec fougue et brio. Les trois voix sont brillantes et se terminent en une finale, une apothéose où triomphe l’amitié.


*Oratorio des cheveux coupés.


Texte écrit pour l'agenda ironique de mai. Il convenait d'écrire un texte musical avec, en toile de fond, "Quelqu'un m'a dit" de Carla Bruni. Cette chansonnette étant typique de celles qui passent dans les salons de coiffure, c'est tout naturellement dans un tel lieu que j'ai composé mon texte !
Merci à Joe Dassin pour ses titres de chansons.